Jean Joseph TAILLASSON (1745-1809) Le Combat de Minerve cont - Lot 34

Lot 34
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Jean Joseph TAILLASSON (1745-1809) Le Combat de Minerve cont - Lot 34
Jean Joseph TAILLASSON (1745-1809) Le Combat de Minerve contre Mars Pierre noire, estompe et rehauts de craie blanche sur papier gris-beige. 21 x 28 cm Bibliographie : - Marie-Anne Dupuy-Vachey, cat. exp. Fragonard, Paris, musée Jacquemart- André, 2007, p. 44, fig. 8a (« Ecole française du XVIIIe siècle »). Jean-Bernard - Nicole Willk-Brocard, Restout, peintre du roi et révolutionnaire, Paris, Arthena, 2017, p. 171, DR. 6 (« attribué à Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier »). - Benjamin Esteves, « Jean-Joseph Taillasson (1745-1809) dessinateur : nouveautés et synthèse », dans Les Cahiers d’histoire de l’art, n° 21, 2023, p. 21-22, repr. coul. p. 21, fig. 2 (Taillasson). Ce dessin prépare le tableau perdu de Taillasson pour le Grand Prix de l’Académie de 1771 dont le sujet était le « combat de Minerve contre Mars », tiré du chant XXI de l’Iliade. Taillasson était l’un des favoris de cette édition pour laquelle concoururent aussi Louis David, Joseph-Benoît Suvée, Pierre Peyron, Gabriel Lemonnier et César Vanloo. Suvée remporta le concours (Lille, Palais des beaux-arts) devant David (Paris, musée du Louvre). 16 Comme le rappelle Benjamin Esteves, « ce dessin de Taillasson présente des analogies étonnantes avec l’énigmatique esquisse peinte de même sujet par Fragonard, notamment dans les figures de Minerve, Mars et Vénus, plus resserrées dans ce format vertical (Quimper, musée des beaux-arts). En outre, les œuvres de Fragonard et Taillasson se distinguent de celles de Suvée et David par la présence de Junon, qui apparaît plus tard dans le récit homérique. Fragonard la fondit dans l’arrière-plan brumeux, tandis que Taillasson la plaça au centre pour fermer le triangle de sa composition. La peinture du Grassois fut vraisemblablement exécutée en marge du Grand Prix de 1771, pour des raisons encore inconnues. Un modèle commun aux deux artistes nous échappe pour l’heure. » Cependant, comme le suggère Marie-Anne Dupuy-Vachey, « si Fragonard se servit du concours comme d’un exercice de style afin de maintenir son travail dans le genre historique, peut-on supposer qu’il aurait été inspiré des œuvres des candidats, et notamment de celle de Taillasson ? »
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