TOUS LES LOTS, SANS CONSIDÉRATION DE POIDS, DE TAILLE, DE PRIX ET DE MODE D'ADJUDICATION (Ordre téléphonique, Drouot Live, Interenchères et en salle) SONT SUSCEPTIBLES DE DESCENDRE AU MAGASINAGE DE DROUOT SELON LES CONDITIONS DE L'HÔTEL DES VENTES DROUOT :
-Frais de dossier TTC par lot : 5 € / 10 € / 15 € / 20 € / 25 €, selon la nature du lot*
-A partir du 2ème jour, frais de stockage TTC par lot : 1 € / 5 € / 10 € / 15 € / 20 €, selon la nature du lot*
Les frais de dossier sont plafonnés à 50 € TTC par retrait.
Une réduction de 50 % sur les frais de stockage est accordée aux clients étrangers et aux professionnels du marché de l’art en province (sur présentation de justificatif).
Le Magasinage de L'hôtel Drouot est ouvert du lundi au vendredi de 13h30 à 19h00.
6 bis, rue Rossini - 75009 Paris - Tél. +33 (0)1 48 00 20 18 - magasinage@drouot.com
ART DE L’EUROPE DE L’EST
- Icônes, Tableaux, Objets émaillés & Livres
- Ensemble d’oeuvres de Georges Annenkov (1889-1974)
- Atelier Léon LEVKOVITCH (1936-2025) Sculptures, dessins & tableaux
EXPERTS
Edgar CLIN
Objets d'art & militaria
Tél : + 33 (0)6 12 26 38 38
contact@odeonfineart.com
Cabinet Frédérick et Pauline CHANOIT
Tableaux XIXe et modernes
Tél : + 33 (0)1 47 70 22 33
expertise@chanoit.com
Nicolas TCHERNETSKY
Tél : + 33 (0)6 62 64 99 51
n.tchernetsky@gmail.com
a décrit les lots :
Ugo LEVOYER
Spécialiste art contemporain
Tél : + 33 (0)6 32 62 89 53
ulevoyer@mw-encheres.com
D’origine polonaise, Léon LEVKOVITCH (1936-2025) est diplômé en 1960 de l'École supérieure d'État des beaux-arts de Łódź, dans l'atelier de Zdzisław Glowacki. A partir de 1961, il
entame véritablement sa carrière d’artiste, et choisit de s’expatrier en France. Il s’inscrit dans une forme d’expressionisme juif désormais bien ancré en Europe, produisant
de puissants paysages et portraits à l’huile sur ses toiles à, l’encre de Chine et à la gouache pour sur le papier. Le jeune peintre rencontre dans ces années Ossip Zadkine,
Zoran Music et Josef Czapski.
Il est reçu pour une première exposition individuelle en 1969 à la galerie Abel Rosemberg à Paris, spécialisée dans ce que les contemporains décrivent déjà comme la Nouvelle
Ecole de Paris. Emerge alors des compositions plus singulières et intimes : les personnages commencent à s’amonceler et s’entrelacer ; les rehauts de blancs, brouillent les couleurs
et la matière plus épaisse permet de creuser des contours. L’âme de sculpteur de l’artiste s’anime.
En 1970, une fois ses études à l'atelier de lithographie des beaux-arts de Paris terminées, il entreprendra chaque année pendant plus de 30 ans, des voyaages pour rejoindre les célèbres fonderies de Pietrasanta en Italie. Il y réalise des épreuves en terre cuite et en bronze, largement inspiré par les mythes et les constructions de l’Antiquité. Dans un entretien de 2006 avec André Wawrenczak, il évoque sa fascination pour la dynastie étrusque des Tarquins, le grand Sphinx d’Egypte ou encore les collarins des chapiteaux du Parthénon. En croisant toutes ces formes, il créé un bestiaire singulier qui questionne le rapport de l’homme à ses racines. De ses minuscules épreuves jusqu’aux terrasses démesurées de ses grandes sculptures s’animent et s’entrelacent visages, personnages zoomorphes et colonnades en ruine. C’est un monde en fusion, à l’orée de la création, entre le chaos et l’harmonie : la vie bouillonne mais la forme n’est pas définitive.
En parallèle de sa présentation dans les galeries parisiennes à l’instar de la Galerie les Singuliers en 1998, il ressent le besoin d’exposer plus largement en Pologne, à Varsovie et Lodz notamment, où il rencontre un vif succès. Il se rapproche dans la dernière partie de sa vie de plus en plus du dessin. Les personnages et leur disposition dans l’espace sont plus structurés et la couleur blanchit encore. « Le papier et le crayon demeurent mon pain quotidien […] la peinture investit la sculpture et la sculpture investit la peinture » déclare-t-il. L’artiste s’éteint en 2025, laissant une oeuvre profondément singulière, objet de nombreuses acquisitions institutionnelles notamment au musée de Haïfa, de Strasbourg, de la ville de Paris, ou de la Bibliothèque Nationale.
Ugo LEVOYER